Pour les femmes Ile-à-vachoises

Je suis né dans un pays où les femmes sont belles… (Oswald Durant ???)

Bonne fête à toutes les femmes surtout à ma mère Brunia Jean Baptitste qui aujourd’hui (8 Mars) célèbre ses 81 ans d’existence.

A la fête de mes plus grandes affections je salue toutes les femmes haïtiennes, les plus belles des plus belles femmes du monde. Même si ma déclaration a une coloration ethnocentrique, c’est une vérité relative que je mets éloquemment en paroles. Les femmes haïtiennes sont auréolées d’une beauté indicible. Ma mère en est l’exemple paradigmatique. Je veux honorer mes femmes de prédilection: Violette, Rosemane et Veloude qui sont mes sœurs biologiques. Mes nièces et mes cousines sont le plus belles du monde aussi. Je salue également les femmes haïtiennes qui nous ont fait aimer notre existence grâce aux moments paradisiaques qu’elles nous faisaient savourer au cours de notre vie.

Oui je corrobore l’idée que « je suis né dans un pays où les femmes sont belles». J’ai nourri une grande aversion contre l’irresponsabilité de nos responsables politiques qui n’ont rien fait pour améliorer la condition de nos femmes. J’admire le dévouement de nos femmes exposées à être victimes d’actes de violence et d’exclusion. J’estime toutes les femmes haïtiennes, même si notre Haïti n’offre pas un environnement propice pour qu’elles jouissent pleinement et entièrement tous leurs droits fondamentaux. Mon cœur se penche vers vous, femmes haïtiennes, quel que soit votre niveau d’éducation, vos possibilités économiques, votre rang social. Vous êtes toutes exposées à la violence ou à la discrimination.

J’aime Brunia Jean Baptiste, la première femme de ma vie ; celle qui m’a appris à marcher et à parler. Je ne veux jamais perdre cet amour inconditionnel qu’elle a extériorisé à mon égard. Brunia est une femme d’éthique, une femme de la paysannerie. J’admire son désir de vivre, son pragmatisme ses œuvres ubéreuses, la faisabilité de grande envergure qu’elle a fait transparaitre dans son existence, sa résilience dans les vicissitudes du temps et sa combattivité au milieu des avatars du moment. Ma mère est un stimulus pérenne qui m’incite à honorer les femmes. Ma mère est juste un échantillon des femmes haïtiennes. Je suis convaincu que je ne fais que décrire éloquemment les vertus singulières de toutes les mamans haïtiennes. J’ai comme exemple de femme les habitants des bidonvilles, les analphabètes, les femmes au chômage et sans ressources économiques, celles qui résident à l’Ile-à-Vache, cité soleil, La Savanne, ou « lan ticok » des Cayes, et toutes les femmes des quartiers chauds victimes des actes de violences.

Je pense à toutes les femmes haïtiennes qui ne peuvent pas accéder à une promotion sociale et économique à cause de la violence à leurs égards. C’est contre-nature de constater que des adolescentes âgées entre 12 et 15 ans deviennent mères. Je ne me résigne pas devant la prostitution forcée de notre jeune femme haïtienne. Les femmes soumises parce qu’elles sont exclusivement sous la responsabilité économique des hommes, ces derniers ne les respectent pas. Nos femmes haïtiennes vaillantes ne veulent pas dépendre des hommes ; elles veulent travailler pour sauvegarder leur respect et maintenir certaine dignité féminine.

Oui Zokiki a procédé à l’arrestation des adolescentes prostituées mais la création d’emploi est a tabula rasa en Haïti. Si l’éducation est gratuite pour ces jeunes (je ne veux pas que ce soit un media-mensonge), elles n’ont pas de quoi manger pour subsister et pour apprendre quelque chose. La problématique de la prostitution est d’une complexité pluridimensionnelle et la solution apte à stopper cette déconcertante prolifération est aussi pluridimensionnelle. Zokiki s’est trompé de bonne foi bien sûr. Il faut éliminer la prostitution juvénile pour doter nos jeunes d’une certaine dignité, mais le phénomène de la prostitution a le chômage et ses cortèges de conséquences comme cause extrinsèque qui est. il a éradiqué le mode de survie des jeunes filles laissées-pour-compte. L’action de Zokiki était une arme à double tranchant

Oui ! Madame Lasègue s’est évertuée à implanter le « child support » en Haïti. C’aurait été une solution pour une femme abandonnée par le père de ses enfants après sa grossesse et vice versa. Madame Lasègue cherchait vainement à forcer les gens à assumer leurs responsabilités par rapport à leur progéniture. Cette responsabilité parentale claironnée tambours battant par Madame Lasègue ne pourrait pas se tenir à cause du chômage chronique qui ronge la société haïtienne.

 

Oui je suis né dans un pays où les femmes sont belles. Je donne raison aux valeurs intrinsèques de nos femmes qui se battent pour faire volatiliser les inégalités sociales. L’enchantement pour la journée internationale de la femme va dégradante parce que le problème des inégalités s’est évaporé aux Etats-Unis. Je dois vous signaler que la journée internationale des femmes nous est parvenue grâce aux luttes féministes menées sur les continents européen et américain. En écrivant ces lignes, je suis au bureau de mon travail. Les étudiants étudient pour passer les examens semestriels et ils me laissent en paix. Les femmes avec qui je travaille sont hautement éduquées, mais aujourd’hui qui ramène la journée internationale des femmes, ces femmes n’en parlent plus. Je pensais qu’il allait y avoir une grande effervescence à cause de l’irrépétibilié de ce grand jour de l’année. A mon grand étonnement, c’est une journée comme les autres. Je dois formuler la question rhétorique à savoir pourquoi ! Je réponds. Le problème est résolu. Mon boss est une femme, et la présidente de l’université est aussi une femme. En Haïti on fait toujours prévaloir le machisme. La promotion du machisme est faite par les femmes. A titre d’exemple, la population haïtienne est composée de 54% de femmes. Elles ont le pouvoir de nommer toutes les femmes en poste. Nos femmes haïtiennes nous aiment au détriment de leur propre statut de femme. Elles croient en nous garçons-trompeurs. Parfois elles sont victimes de notre subterfuge invétéré, de notre sophisme flatteur et de notre manipulation desséchante. Nous n’avons pas donné une chance aux femmes. Mirlande Manigat est une femme compétente qui a bien articulé les besoins à court et à long terme de notre nation. Le peuple haïtien ne l’a pas donne la chance d’utiliser ses stratégies pour sauver la nation.

Oui notre écrivain a dit tout haut ce que nous pensons tout bas: je suis né dans un pays où les femmes sont belles.. Chers lecteurs, mon amour exclusif pour les femmes, et spécialement pour ma mère m’empêche de pactiser avec la religion protestante qui affirme que La bienheureuse mère de Dieu est à la tombe. Je vis aux Etats-Unis depuis 14 ans. C’était en 2008 que je fais venir mes parents. J’ai passé trois jours à New York avec mes parents. Mon père me disait : si yon moun mouri ou pa gen tan wè New York, konnen ou mouri avèg. Mwen di li konsa enben papa si ou te we’m te mouri anvan ou te vini konnen se New York ki tap touye’m. Je voyais la beauté de ce grand pays, et je faisais venir mes parents, et mes frères et sœurs sont en route parce qu’il faut respecter les procédures. En constatant la beauté architecturelle et le confort a part entière que ce pays nous offre, je fais venir mes parents ici. Si Jésus qui est aux cieux ne l’a pas fait pour sa mère et son père donc il a trahi le commandement qui nous a dit d’honorer nos parents. Si vous m’invitez à participer à une célébration protestante, ne pensez pas que vous pouvez me persuader de cette vérité. Vos raisonnement philosophiques ne vont pas me faire acquiescer a votre théodicée, si vous écartez la théorie qu’il faisait monter sa maman aux cieux. La dichotomie philosophique provoque une grande divergence sur le plan théologique. Point n’es besoin de considérer les détails.

Depuis mars 1911 nous commençons à célébrer la Journée internationale des femmes. Femmes haïtiennes! Ne restez pas dans l’Allégorie de la caverne, revendiquez votre droit au travail, l’égalité avec les hommes, la fin des discriminations au travail, et de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société haïtienne. Nous devons voter les femmes pour des postes politiques. Il est temps d’éradiquer le machisme multiforme dans notre société. Une fois que nous matérialisons cet exploit, la journée internationale des femmes n’aura pas sa raison d’être parce que ce sera l’égalité partout.ile-a-vache pic

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