Aidhai championnat inter-ile-à-vachoix 2016

aidhai ekip2

AIDHAI championnat inter-ile-à-vachoix 2016

Ile-a-vachoix ile-à-vachoises, nous avons réalisé notre deuxième championnat sur le terrain de Cocoyer à l’Ile-à-vache. La joie était en vrac dans tous les cœurs et l’effervescence euphorique a atteint son comble dans l’environnement ile-a-vachoix. Cocoyer demeurait le centre d’attraction sportive ou congloméraient des milliers d’ile-à-vachoix chaque année à l’occasion du final du championnat de l’Association Ile-à-vachoise pour le Développent d’Haïti (AIDHAI). C’est dans l’ivresse de cette joie que je voudrais mettre un peu de réalité en parole.

Les ile-a-vachoix vivant en Amérique du nord, en Europe, au Brésil, à Jamaïque veulent faire acte de présence chaque année à Cocoyer pour amadouer avec complaisance les talents émérites et les génies du football que notre terre natale a produits. Le regret a toujours pris nos cœurs en otage quand nous faisons le constat de nos génies perdues dans les dédales de l’anonymat et de la pauvreté, du fait que nous n’avons pas élaboré une structure sociale capable de les faire émerger. Si d’un œil désuet nous faisons le répugnant constat mais une fierté indescriptible inonde nos cœurs parce que nous cultivons une croyance dogmatique que les meilleurs de l’ile-a-vache pourraient être les meilleurs du monde et nous en avons la preuve. Ce message est dépourvu d’ethnocentrisme, c’est une évidence. J’ai été un homme international de la misère en roulant ma bosse à travers le monde et j’avoue avec toute la force de ma conviction que les meilleurs de l’ile-a-vache pourraient être les meilleurs du monde aussi. Il nous manque uniquement de structures pour changer la destinée de notre peuple.

Nous réunir à Cocoyer en final du championnat AIDHAI nous donne la possibilité de retisser et renouer les liens d’amitié qui existent entre nous et que la distance a méchamment tentés d’asphyxier. Cela nous donne la chance aussi de donner une accolade fraternelle à nos anciens condisciples et amis es d’enfance.

Ile-a-vache veut réunir toutes ses filles et fils à travers le final à Cocoyer chaque année. Notre mère Ile-a-vache a jalousement aimé ses enfants éparpilles aux Etats-Unis, à Port-au-Prince, au Canada, en France au Brésil, en République Dominicaine, Aux Cayes. Cette mère qui resplendit un amour inconditionnel pour ses 20000 fils et filles veut que ses enfants, qui avaient plus de chance d’accomplir du succès économiques, se mettent ensemble pour contribuer à l’épanouissement multidimensionnel des ile-a-vachoix. Le weekend du 20 Aout 2017 est exclusivement réservé à l’Ile-a-vache. Nous voudrions éclipser tous les ile-a-vachoix à Cocoyer pendant tout le weekend. Nous écoutons dans notre for intérieur la voix de notre mère ile-a-vache qui nous appelle à cor et à cri pour démocratiser et ile-a-vachoisiser notre fraternité. C’est dans la rectitude de notre volonté et de notre conviction que nous voulons pleinement répondre à la convocation implicite de notre mère Ile-a-vache. Notre mère a impérativement requis notre présence physique à Cocoyer chaque final pour y cristalliser notre fraternité.

Nous remarquons que nous, les ile-a-vachoix, avons gravi tous les échelons au niveau de la civilité sociale. A titre d’exemple nous pouvons dire qu’autrefois tous les matchs de football finissaient en queue de poisson. L’idée d’organiser un championnat au niveau de l’ile était tout simplement une absurdité parce que personne n’acceptait une défaite pour sa localité. Des combats sectoriels après chaque match étaient omniprésents dans les coins et recoins de notre ile. Nous nous battions juste pour défendre l’honneur de notre provenance sectorielle au détriment de l’ile-a-vache. Constatant les méfaits de nos comportements d’antan, nous ne les avons pas absorbés ni digérés ; Nous avons banni notre esprit d’escalier ; nous avons éradiqué la causalité et la casualité de toutes nos mésaventures d’antan, nous avons procédé à une abnégation proverbiale et un dépouillement purificateur en vue de favoriser l’émergence d’une autre société ile-a-vachoise. Nous avons fait preuve de pondération ; nous avons fait un saut existentiel, un saut humain qui nous permet d’éduquer notre mentalité sectorielle; et nous avons transcendé notre esprit de quartier, et nous avons majoré notre largeur de vue. En action nous proclamons la primauté de l’Ile-a-vache au détriment de notre provenance sectorielle. Voilà sans doute pourquoi mes chers lecteurs nous avons organisé deux championnats consécutifs dans la plus grande discipline et la plus grande civilité possible. En faisant la phénoménologie de l’aujourd’hui de notre situation, Il y a de quoi nous enorgueillir chers ile-a-vachoix. Nous avons la capacité d’utiliser l’arme de la dialectique pour transcender notre situation en faisant table rase de la dialectique des armes après chaque match pour guérir les blessures de nos orgueils. Ile-a-vachoix ! En faisant la gnoséologie de nos réalisations, nous pouvons conclure que nous avons ressuscité le passé pour transformer notre présent et anticiper notre futur. Notre optimisme est maintenant restauré chers ile-a-vachoix. Nous allons nous évertuer à travailler avec notre Maire Jean Yves Amazan pour anticiper ce futur béat que nous sommes entrain de visionner pour les cinq prochaines années.

Dans la contingence du moment que nous vivons, notre championnat est le plus grand du département du Sud. Je n’extrapole pas en exhibant un certain vantardisme à propos de notre ile-a-vache chérie; les faits sont plus éloquents que la parole. Cocoyer était bondé de monde le 21 Aout 2016. La diaspora ile-a-vachoise (bien que les ile-a-vachoix vivant dans la diaspora détestent l’appellation de diaspora, ils veulent s’appeler de préférence « ile-a-vachoix vivant dans la diaspora ») conjugue ses forces pour rester au chevet de la mère Ile-a-vache. En réponse à nos efforts en tant que ile-a-vachoix, nombreux seront des joueurs d’horizons divers dans le département du sud qui vont vouloir se joindre à nous pour participer au prochain Championnat. Il s’agit d’un championnat inter-ile-à-vachoix, par conséquent, nous allons toujours maintenir notre ile-à-vachoisté au niveau de la participation pour des raisons d’éthiques. Nous devons lutter du bec et des ongles pour pérenniser l’organisation annuelle de notre championnat. Ce championnat inclusif doit être immanquablement incrusté dans notre culture et notre tradition locale. Nous voulons témoigner toute notre gratitude au comité de League dans la personne de Jean Venèl Laguerre. Cet enfant de l’Ile-a-vache est entrain de rendre un service colossal à chacun de nous. Zèle est très zélé, li gen zèl vre, pour parodier Wilbert Pierre. Zele nous met dans l’ambiance du terrain quand il nous explique les matchs sur whatsapp. Zele est nos yeux, nos oreilles, et nos bouches sur le terrain. Et nous faisons une confiance inébranlable à nos yeux, notre bouche et nos oreilles. Nous sommes fiers de Zele.

Je vous exhorte chers ile-a-vachoix d’utiliser notre devise  « l’union fait la force » pour aider notre ile-a-vache chérie à hisser le flambeau de la fierté toujours plus haut.

Jean Ocelin Civil

Président d’AIDHAI.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *