Le cri de l’optimisme

 

hers amis, le comité ile-à-vachoix de football est à l’œuvre, les équipes sont à l’œuvre, et nos jeunes ile-à-vachoix sont entrain de déployer leur potentiel sur le terrain Cocoyer pour remporter le trophée. Toutes les rivières du monde peuvent trouver leurs sources dans les corps de nos footballeurs au stade de Cocoyer. Nous devons récompenser les efforts de nos footballeurs-amateurs qui s’évertuent d’apporter le trophée à leur localité. Ce Championnat de football est organisé dans l’objectif inédit de stopper le déclinisme socio-culturel de notre rapport inter-ile-à-vachoix pour maximiser le progrès, la proximité, et l’harmonie entre les insulaires. Le football est évidemment roi à l’ile-à-vache; nous pouvons nous en servir pour faciliter l’union de tous les ile-à-vachoix autour d’un championnat inclusif. Voilà ce qui se passe maintenant à l’Ile-a-vache, plus précisément à Cocoyer.

La fête se prépare avec le championnat de football sur notre ile que nous aimons jalousement. Les équipes viennent d’origines diverses pour participer avec leur bande de rara à cette grande première. En vrac, la joie pullulent dans les cœurs des joueurs et fans de chaque équipe dans l’espoir de prévaloir comme la meilleure équipe de l’année. Oui! Chaque secteur y participe. Chaque localité exhibe un surcroit d’orgueil sectoriel pour promouvoir l’esprit d’appartenance.   Cet esprit d’appartenance inné nous incitait à nous réunir à New York pour prendre des décisions pertinentes dans le but corroborer à l’organisation du championnat de football 2015. Vraiment nous admirons l’énorme sacrifice de certaines équipes pour discuter leur match à Covoyer. Cela prouve la détermination inébranlable des localités dans le but d’apporter une réponse sectorielle à l’appel régional du Comité de Football. Les équipes sont déterminées à gagner le prix. Cependant, notre esprit d’appartenance sectorielle a des limites que la limite ne connait pas. Au nom de notre ile-à-vache chérie que nous aimons jalousement, nous transcendons cette mentalité pour considérer le bien suprême de notre ile-à-vache. Nous misons sur l’impartialité du jugement professionnel du corps arbitral pour prendre les décisions dans les matchs. Il se pourrait que des erreurs humaines clochent au niveau de l’arbitrage ou au niveau des fans, mais à la fin, notre ardente civilité primera et l’équipe la plus douée remportera sans nul doute la victoire finale le 16 Aout. Pour ce faire, notre sens de raison et de civilité doit phagocyter notre orgueil sectoriel pour faciliter la pleine réussite du championnat.

Je suis originaire de La Hatte et je souhaite que l’équipe Real de La Hatte soit championne. Si Real n’est pas l’équipe la plus forte cette année et Réal est sacré champion, donc un problème de conscience et de raison va me torturer le cœur ; et la passion immodérée pour mon équipe s’effritera à petit feu. Mon cœur balance entre la Hatte et l’ile-à-vache. Je ne suis pas seulement de La Hatte ; car aux Ile-à-vachoix je dis que je suis originaire de La Hatte ; je clame mon origine ile-à-vachoise aux Cayens, face aux Port-au-Princiens nous sommes tous Cayens et Cayennes ; et face au monde qui considère notre origine comme notre identité nous sommes tous Haïtiens. Même au niveau de notre origine il y’a des degrés comme au niveau de l’être. Si des conflits surgissent au niveau procédural, la primauté doit être nécessairement accordée à l’ile-à-vache. Si mon équipe ne va pas en final pour des raisons que la raison ne connait pas, en m’évertuant à écraser le championnat de manière incoercible, je fais primer le « la hattien » en moi au détriment de l’ile-à-vachoix. Je deviens un être atrophié car l’ile-à-vachoix est plus grand en moi. Donc je détruis une plus grande partie de moi-même pour privilégier l’animalité de mon être au lieu de m’enorgueillir dans mon humanité. Point n’est besoin d’exacerber le hubris sans futur qui fait partie intégrante de notre merveilleuse ontologie. Par contre, un dépassement de soi est l’une des conditions requises pour finir ce championnat en beauté. Nous devons tout faire pour obvier à toute fâcheuse mésaventure pour faire auréoler notre fascinante civilité. Accepter notre défaite dans l’humilité est une preuve de grandeur d’âme. Si notre ile-à-vache chérie est adulée, photographiée, chouchoutée et aimée dans l’aujourd’hui de notre monde, c’est grâce à nous qui ne sommes pas des baltringues mais des gens qui visent l’efficacité d’un développement à long terme pour notre ile.

Le 16 Aout sera une rencontre inter-ile-à-vachoise que nous voulons savourer à tout prix. Nous sommes plus d’une douzaine ile-à-vachoix qui avons déjà réservé ce grand jour pour rencontrer nos anciens professeurs, nos anciens condisciples de classes, nos anciens élèves, les jeunes, et les grands joueurs de football que notre ile-à-vache aurait produits. J’ai grand envie de voir mon ami Dieuné. A la vue de Patrick Louis, de Madil’homme, de Jean Milien, d’amazan, de Raymond, de Yoyo à Point Est, pour ne citer que ceux-là, mon cœur va tressaillir d’une joie indescriptible. Mon cœur commence à se battre au rythme de cette grande fête. Vous le savez déjà, quand vos cœurs battent au rythme de l’ile-à-vache, c’est une joie singulièrement irrépétible. Je le ressens maintenant sur le clavier de mon computer au travail. Je ne peux pas attendre pour me voir dans l’exubérance de cette joie indicible. Cependant, l’ivresse de la joie de nous retrouver dans notre niche écologique va perdurer pour toujours tout en nous procurant un souvenir immarcescible. Et ceci, nous créons notre propre épanouissement. Cette joie sera un leitmotiv dans nos vies ; qui plus est, elle doit se répéter chaque année. Cette joie va se matérialiser grâce au travail du comité et des équipes respectives.

 

Personne ne doit trouver un biais, une espèce de subterfuge, une manière de faux-fuyant pour ne pas contribuer à ce grand évènement. Si vous êtes un bon ile-à-vachoix vivant dans un pays étranger vous faites automatiquement parti de notre comité d’outre-mer. Ile-à-vache a besoin de votre contribution ; et si votre nom n’est pas sur la liste des donateurs vous devez agir urgemment pour ne pas rater cette occasion si chère. Nous ne pouvons pas procrastiner; le moment est venu pour investir dans notre mère ile-à-vache. Ile-à-vache est notre mère et nous somes tous des frères et sœurs! Une participation d’au moins $100 ne va pas ruiner notre économie. Certains d’entre nous s’adonnent aux plaisirs, et au train de vie dispendieux pour nous-mêmes ou pour nos parents immédiats. Si nous dépensons faramineusement pour seulement nos enfants, nous pouvons faire l’aumône d’une contribution pour notre terre natale. Nous devons inclure 1% de notre salaire annuel pour notre mère Ile-à-vache. Si nous le faisons ainsi, au crépuscule de notre existence nous allons sentir que notre mission sur cette terre est accomplie en beauté, et nous contribuons à l’inéluctable émergence de notre terre natale dans la carte démographique du pays. Irradions notre charité pour notre terre natale car la jeunesse crie à tue-tête pour notre participation. Dites au Seigneur de nous donner non seulement le vouloir, mais le pouvoir de témoigner notre gratitude à nos deux professeurs et à sœur Flora par des actions concrètes, et le moment est maintenant. Quand vous participez par vos moyens financiers, vous nous donnez le pouvoir de nous réunir et célébrer notre fraternité, notre origine, et notre fierté ile-à-vachoise.

Notre sens de gratitude par rapport à nos anciens professeurs doit nous unir inébranlablement. Dans cette perspective, je vous charge d’une mission intéressante. Si vous êtes à l’ile-à-vache et vous procédez à la lecture de cette réflexion, propagez la nouvelle à tous les ile-à-vachoix. Nous avons besoin d’un comité d’anciens élèves de professeurs William-Martineau pour repêcher leurs anciens élèves désireux de faire transparaitre leur gratitude à travers des actions concrètes. Nous allons constituer ce comité de trois personnes pour que les anciens élèves vivant en Haïti contribuent en fonction de leur capacité individuelle. Les membres du comité ne doivent pas être des candidats. Quand nous arrivons à l’ile-à-vache nous allons collecter tous les dons pour remercier nos professeurs.

Nonobstant le pluralisme d’idéologies socio-politique qui jonchent notre communauté, les agents de développement de l’ile-à-vache auraient eu de la chance d’unir tous les ile-à-vachoix au moyen de la musique ou du sport pour ensuite utiliser les forces vives vers un développement pérenne. Cette œuvre ubéreuse reste au niveau de la spéculation vide. Cela n’émane pas de leur impéritie mais Il fallait se munir du tact et de l’humilité pour qu’un vrai rassembleur puisse réaliser cette tache si difficile. Par contre, nous ne savons pas si l’amour que les ile-a-vachoix ne sèchent de claironner à tout bout de champs pourrait être resplendi à travers leurs actions. Nous sommes maintenant à un coup d’essai liminaire qui ne doit pas être un coup d’épée dans l’immense océan de nos problèmes. Nous avons des anciens maires compétents qui ont tenté de travailler avec le peuple ile-à-vachoix. Après toutes les extrapolations philosophiques nous constatons que les problèmes chroniques deviennent quasiment une deuxième nature en nous, malgré notre résilience dans ce grand combat. Nous constatons l’absence de stade de football, de latrine, de maison de retraite, de bibliothèque, de wharfs, pas de création de nouveaux d’emplois etc. Nous allons contacter les anciennes autorités de l’ile pour recueillir des informations pouvant contribuer au développement de notre ile. Nous avons beaucoup à apprendre de nos anciens dirigeants pour canaliser nos efforts vers un développement durable de notre ile-à-vache chérie que nous aimons jalousement. Ce pléonasme a ravi mon cœur.

Jean Ocelin Civil

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